29 Nov 2014

Glissando…avec Musique au coeur du Médoc

Michèle Morlan-Tardat -Le Journal du Médoc 07/11/2014

Thomas Lachaize et Jean Philippe Guillo, un duo d'exception qui renoue avec la tradition des années folles.
Thomas Lachaize et Jean Philippe Guillo, un duo d’exception qui renoue avec la tradition des années folles.

Dans le cadre de Margaux Saveurs, Musique au coeur du Médoc créé la surprise avec un original ciné-concert, dimanche 16 novembre au Chateau Giscours

Il y a comme cela des films cultes. “L”arnaque” en fait partie et l’on n’est pas près d’oublier la performance du magnifique Robert Redford. Pas près non plus d’oublier l’étourdissant ragtime qui rythme les péripéties des héros.

Ce style musical, précurseur du jazz fut inventé par un pianiste noir américain, Scott Joplin, dont le célèbre “Maple leaf rag” envahit la France dès 1900 lors de l’exposition universelle, puis à nouveau avec l’arrivée de l’armée américaine dans le conflit 1914-1918. Une musique qui faisait la synthèse entre la syncope africaine et la musique classique et séduisit des compositeurs comme Debussy, Ravel ou Erik Satie.

Ce n’est pas “l’Arnaque” que propose Musique au coeur du Médoc, mais un autre film culte, puisqu’il est signé Charlie Chaplin. Le “Charlot” qui a le talent de faire rire petits et grands dans d’apparentes facéties qui en disent long sur la société. “La patinoire” film muet, qui démontre l’incroyable plasticité du personnage, promet un délicieux moment d’autant plus qu’il bénéficiera d’une illustration sonore de première qualité. En effet, le duo Novelty, saxophone et piano va donner à l’histoire qui est contée une nouvelle dimension.

Une prouesse pour suivre les personnages

Novelty, du nom de ce dernier ragtime, dont les tournures musicales mélodiques et les effets pianistiques virtuoses vont entraîner l’auditeur dans une agréable sensation de vertige, comparable à celle qui s’empare des patineurs. Au piano Jean-Philippe Guillo, premier prix du Conservatoire de Paris, au saxophone, Thomas Lachaize, fort de son expérience au sein de l’Orchestre National de Bordeaux Aquitaine, vont, à coup d’envolées valsées et de syncopes, donner à l’auditeur l’impression que cette musique a été composée pour le film.

Une prouesse qui oblige l’instrument à suivre les évolutions des personnages, alors qu’en général dans la danse notamment, c’est l’inverse qui se produit… On se régale donc à l’avance de la saveur que prendra ce ciné-concert…

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